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Document électronique en ligne
Crayon et encre
- Présentation du contenu
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En 1868, le conseil municipal de Vitrac décide une imposition extraordinaire de 300 F pour couvrir les frais de réparation du "chœur de l'église qui menace ruine" (1).
Ce dessin au crayon et à l'encre, non signé, esquisse un vitrail "ogival" composé de deux lancettes, dont chacune comporte un médaillon ovale figuratif, tandis que le reste des lancettes et la rose surmontant les deux lancettes contiennent des rinceaux.
Le médaillon de gauche figure un roi nimbé, portant un sceptre, assis sous un arbre, entouré d'hommes d'armes et s'adressant à deux hommes debout et à une femme agenouillée, tous trois vus de dos. Il s'agit naturellement du roi saint Louis rendant la justice sous son chêne. Sur le médaillon de droite, un évêque portant une mitre mérovingienne - ou du moins conforme à l'idée que l'on se faisait au XIXe siècle des mitres mérovingiennes -, flanqué à sa droite d'un diacre en dalmatique portant sa crosse, s'adresse à un personnage nimbé agenouillé devant lui, tête nue, les mains jointes, à qui il désigne, de sa main gauche, un objet ou une région située vers la droite de l'image (pour le spectateur à qui l'évêque fait face).
Le verso indique : "changer le médaillon de saint Louis pour celui portant la couronne d'épines, et le saint Martial prêchant à Limoges (…) menager s'il est possible un petit oculus pour placer les armes de France et celles du saint Pere Pie IX".
Dans le seconde moitié du XIXe siècle, l'habitude se prit en France de disposer dans les vitraux neufs ou restaurés les armes du pontife régnant. Manifestation de l'ultramontanisme et de l'attachement à la personne du pape Pie IX (1846-1878), cette pratique se démultiplia après la chute des États pontificaux et comme pour la contrebalancer et pour dire : ce que le "Saint père" a perdu en puissance temporelle, il le gagne dans les églises de France en puissance spirituelle. Cette habitude se perpétua sous le pontificat de son successeur Léon XIII (1878-1903), voire jusqu'à la première guerre mondiale.
- Localisation des originaux
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Cote ADC : 28 J, 2 Ai 235
- Sources internes
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(1) Voir 5 E 1333/1
- Commentaire
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(1) Le dépôt ou le don aux Archives départementales, par les douze ayants-droits de Louis Farges (1858-1941), de ses archives est prévu pour le début de l'année 2011. Il s'agit de notes de cours d'École des chartes, de correspondance (comme membre puis président de la Société " La Haute-Auvergne ", comme archiviste du Ministère des Affaires étrangères, comme consul général de France à Bâle, comme député du Cantal, comme président de la commission des affaires étrangères à la chambre des députés), de notes, de brouillons de livres ou de discours, et de photographies.
(2) Une grande partie des originaux du fonds "Carladès" (74 liasses cotées de 1 à 74 ; 5 registres cotés de G* 1 à G* 5) conservé aux archives du palais princier de Monaco avaient fait l'objet d'un microfilmage à la fin du XXe siècle. Ces microfilms vont être prochainement numérisés par les soins du Centre national du microfilm et de la numérisation (Espeyran) et sur les deniers du Conseil général du Cantal ; le fonds numérisé sera mis en ligne sur le site des Archives départementales au début de l'année 2011. Ainsi les chercheurs auront-ils à leur disposition gratuitement l'ensemble des sources exploitées par Saige et Dienne. Il m'est agréable de remercier ici M. Régis Lécuyer, successeur de Gustave Saige à la direction des archives du palais princier, qui m'a permis de "mettre à la disposition des chercheurs une reproduction des microfilms relatifs au fonds Carladès conservé aux Archives du Palais Princier, et cela par le biais de la numérisation" (lettre du 13 juillet 2010).
(6) Informations prises dans la nécrologie, les éloges funèbres et la bibliographie publiés à l'occasion de son décès dans RHA, 1913, p. 89-104.
- Mots-clés lieu
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- Vitrac (Cantal, France)
- Mots-clés matière
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- Mots-clés personne
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