Archives du Cantal
14 NUM 21, Brevet de péteur
14 NUM 21, Brevet de péteur
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La pétomanie n'a pas tellement bonne presse. Même dans notre époque briseuse de tabous, y compris scatologiques, la flatulence ne fait plus rire ; elle consterne lorsqu'elle est l'argument d'un navet comme La soupe aux choux, sauf à être prise au second degré.

Il n'en a pas toujours été ainsi. Ni le Moyen Âge, ni la Renaissance, ni le XVIIe siècle, ni même le raffiné XVIIIe siècle n'ont dédaigné cet art. Le XIXe siècle a été plus réservé, encore que les spectacles de pétomanie avaient un grand succès dans le Paris de la Belle Epoque.

La compagnie des francs péteurs, qui existait depuis le XVIIIe siècle, persiste au milieu du XIXe siècle, comme l'atteste ce brevet de péteur, décerné en octobre 1851. Tout y est frappé au sceau ("NUNC CREPITANDUM EST") d'une pétomanie potachique.

Le préambule de l'acte souligne qu'en entendant un pet, "les demoiselles font semblant de rougir, les mamans font des mines et les enfans chuchottent", de sorte que péter, au lieu d'être une "délivrance" donnant du plaisir, oblige au contraire les péteurs à dissimuler "leurs jouissances".

Pierre-Antoine Mailhes, huissier à Aurillac, reçoit par conséquent le droit de "péter hautement et clairement partout où il se trouvera". Les "petits pets foireux, déguisés (…), modestes ou doucereux" lui sont interdits ; il devra "n'en faire que de sonores, de bons gros pets hardis, harmoniques, roulants, éclatants et fulminants, résolus ; des pets brusques, pets nourris, pets brutaux, redondans et ronflans".

Localisation des originaux

Archives de la SHA, non classées

Commentaire

(1) Le dépôt ou le don aux Archives départementales, par les douze ayants-droits de Louis Farges (1858-1941), de ses archives est prévu pour le début de l'année 2011. Il s'agit de notes de cours d'École des chartes, de correspondance (comme membre puis président de la Société " La Haute-Auvergne ", comme archiviste du Ministère des Affaires étrangères, comme consul général de France à Bâle, comme député du Cantal, comme président de la commission des affaires étrangères à la chambre des députés), de notes, de brouillons de livres ou de discours, et de photographies.

(2) Une grande partie des originaux du fonds "Carladès" (74 liasses cotées de 1 à 74 ; 5 registres cotés de G* 1 à G* 5) conservé aux archives du palais princier de Monaco avaient fait l'objet d'un microfilmage à la fin du XXe siècle. Ces microfilms vont être prochainement numérisés par les soins du Centre national du microfilm et de la numérisation (Espeyran) et sur les deniers du Conseil général du Cantal ; le fonds numérisé sera mis en ligne sur le site des Archives départementales au début de l'année 2011. Ainsi les chercheurs auront-ils à leur disposition gratuitement l'ensemble des sources exploitées par Saige et Dienne. Il m'est agréable de remercier ici M. Régis Lécuyer, successeur de Gustave Saige à la direction des archives du palais princier, qui m'a permis de "mettre à la disposition des chercheurs une reproduction des microfilms relatifs au fonds Carladès conservé aux Archives du Palais Princier, et cela par le biais de la numérisation" (lettre du 13 juillet 2010).

(6) Informations prises dans la nécrologie, les éloges funèbres et la bibliographie publiés à l'occasion de son décès dans RHA, 1913, p. 89-104.

Mots-clés matière
Mots-clés personne
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