56 - HOMO SAPIENS NEANDERTHALENSIS
Moulage du crâne de l’homme de la Chapelle-aux-Saints

Ce crâne, dont l’original est conservé au Muséum d’histoire naturelle de Paris, a permis un bond de géant dans la connaissance de l’homme de Néanderthal (découvert dans le site éponyme en 1856) : platycéphale, dolichocéphale, à front fuyant et arcades sourcillières proéminentes, il est prognathe et dénué de menton.

Durant plus d'un siècle à compter de sa découverte, les hypothèses émises à son sujet ont reflété les préjugés du moment : longtemps considéré comme une sous-espèce au sein de l'espèce Homo sapiens et nommé en conséquence Homo sapiens neanderthalensis, il a été ensuite considéré par la majorité des auteurs comme une espèce indépendante nommée Homo neanderthalensis .Pour Marcellin Boule il s'agit encore d'un Homo sapiens neanderthalensis.

L’homo sapiens neanderthalensis, qui avait largement peuplé l’Europe, disparut en 35.000 avant notre ère. L’homo sapiens sapiens, venant de l’Orient, a cohabité avec lui en Europe avant de l’y remplacer complètement depuis environ 40.000 ans.

L’homme de la Chapelle-aux-Saints taillait la pierre (industrie moustérienne du paléolithique moyen) et avait le culte des morts, puisqu’il a été inhumé volontairement. La reconstitution que fait Joanny Durand, en 1921, sous la direction de Boule, des muscles de son visage et de son cou n’est pas particulièrement avenante… mettons qu’elle soit un peu figée, comme un masque mortuaire.

Collection Collège Marcellin-Boule de Montsalvy

45.000 av. notre ère (original) ; fin XXe siècle (moulage)