22 - Du sursis pour les fauteurs de troubles
Le journal Le Progrès du Cantal, dans son édition du 17 juin, rapporte les décisions du tribunal correctionnel d’Aurillac présidé par M. Godemel après l’arrestation des émeutiers et leur procès. Cette affaire, qui a secoué la ville, suscite l’intérêt des Aurillacois qui se sont déplacés en nombre au palais de justice. Certes l’atmosphère de l’audience demeure solennelle, comme il se doit, car le président du tribunal a la volonté de ne pas mettre de l’huile sur le feu. La présence sur les bancs des accusés de membres de familles honorablement connues sur la place d’Aurillac semble expliquer cette clémence.

39 prévenus, à l’exception de 2 enfants de moins de 13 ans qui ont été remis à leurs parents après admonestation, défilent devant le tribunal et tentent de minimiser leur participation aux faits.

À l’issue des réquisitions et des plaidoiries, seuls une femme et un homme sont condamnés à des peines de prison ferme. Les autres écopent de 5 mois à 8 jours de prison avec sursis.

 
17 juin 1917