12 - Lettres de poilu
Ferdinand Roques a écrit durant toute la durée de la guerre à sa « Chère Zélie », qui l’attendait en Châtaigneraie, des dizaines de lettres. Dans cette correspondance, on décèle souvent la tristesse de ne pas recevoir suffisamment de nouvelles ; l’inquiétude que les lettres de sa femme ne le suivent pas. La guerre est présente dans les rapides descriptions qu’il fait de son quotidien (vie dans les tranchées ou au repos). Lorsqu’il évoque « les Boches », c’est toujours sur le ton de l’ironie et en minimisant les combats. À cela deux raisons principales : ne pas inquiéter son épouse et ne pas subir la censure du contrôle postal. La lettre est datée du mois de février 1914, acte manqué bien sûr. 


3 février 1915